Contenu

Surveillance du moustique tigre dans les Landes : les partenaires mobilisés pour la campagne (...)

 

Le département des Landes est classé au niveau 1 du plan national anti-dissémination des virus du chikungunya, de la dengue et du Zika depuis le 20/11/2015. Ce niveau signifie que le moustique Aedes albopictus est implanté et actif dans le département.

Le moustique tigre peut, dans certaines conditions particulières, être vecteur
de ces virus. C’est pourquoi une surveillance renforcée est mise en place du 1er mai au 30 novembre.

L’Agence régionale de santé Nouvelle-Aquitaine, Santé publique France et sa cellule d’intervention en région (CIRE), la Préfecture des Landes et le Département des Landes poursuivent conjointement la mise en place d’un plan d’actions spécifique. L’ensemble des actions est coordonné par le Préfet au sein d’une cellule départementale de gestion. Le Département des Landes finance à ce titre 100% de la surveillance du moustique tigre et la lutte contre le risque de dissémination d’arboviroses (telles que décrites dans le Plan national anti-dissémination). Dans le cadre de la surveillance épidémiologique renforcée, l’ARS recense et traite les signalements des cas suspects importés de chikungunya, de dengue et de Zika, les cas probables autochtones et les cas confirmés.

Le plan d’actions détaille l’ensemble des mesures permettant de détecter et suivre l’évolution du moustique, mais aussi de mettre en œuvre de manière rapide et coordonnée des mesures de protection des personnes. Ces mesures
font l’objet d’un arrêté préfectoral présenté au Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (CoDERST).
Il comporte :

  • Des opérations d’information/sensibilisation : chacun peut, en modifiant son comportement et en adoptant des gestes simples, participer à la lutte contre la prolifération des moustiques. En particulier, il est vivement recommandé de supprimer les eaux stagnantes qui favorisent la reproduction du moustique, à l’intérieur et surtout autour de son domicile (soucoupes des pots de fleurs, vases, pieds de parasol, gouttières mal entretenues, pneus usagés, récupérateurs d’eaux pluviales, etc.).
  • La mise en place d’une veille citoyenne : chaque personne peut signaler la présence du moustique tigre sur www.signalement-moustique.fr.
  • Une surveillance entomologique (surveillance des populations de moustiques) par le déploiement de pièges pondoirs permettant de surveiller la progression géographique du moustique dans le département.
  • Une surveillance épidémiologique (surveillance des cas humains) renforcée et une organisation du signalement des cas suspects importés de chikungunya, de dengue et de Zika, cas probables autochtones et cas confirmés, en lien avec les professionnels de santé.
  • La vérification de la présence de moustique tigre autour des cas signalés par l’ARS, par le Département et en cas de besoin des opérations de traitements insecticides à visée préventive d’épidémie.

Ce dispositif de surveillance et de signalement a pour but, après confirmation de la présence du moustique tigre dans les lieux fréquentés par le malade durant la période de virémie (période où le malade peut potentiellement infecter le moustique en cas de piqûre), de mettre en place rapidement des mesures de lutte contre les moustiques
(suppression des eaux stagnantes, traitement de désinsectisation…) pour éviter la transmission locale des virus.

Téléchargez le dossier de presse (format pdf - 1.4 Mo - 18/05/2018)

Plus d’informations sur le [site de l’agence régionale de santé