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Influenza aviaire : Prolongation de l’obligation des autocontrôles avant mouvement du 1er février jusqu’au 15 mars 2018

 

Le territoire national est officiellement indemne d’influenza aviaire hautement pathogène depuis le 27 octobre 2017. Toutefois, compte-tenu de l’acuité du risque saisonnier de résurgence de ce danger sanitaire, l’arrêté du 8 février 2016 définit les conditions de mise en œuvre d’une surveillance analytique renforcée des palmipèdes en élevage.

Ainsi, entre le 1er décembre 2017 et le 15 janvier 2018, la réalisation d’autocontrôles virologiques était obligatoire sur ces animaux préalablement à leur expédition d’un site d’exploitation à un autre (par exemple, depuis un élevage vers un atelier de gavage).

Dans les Landes, près de 200 tests de ce type ont été réalisés durant cette période. Par deux fois, les analyses ont révélé la présence d’un virus H5 de type faiblement pathogène. Dans chacun de ces cas, conformément à la procédure applicable dans un contexte de ce type, les canards ont été euthanasiés dès confirmation par l’ANSES de leur statut sanitaire défavorable (4100 canards au total).

En accord avec les représentants de la profession, dont plusieurs avaient privilégié la poursuite de leur surveillance au-delà du terme réglementaire initial, un arrêté ministériel du 26 janvier 2018 paru le 30 renforce le cadre calendaire de cette surveillance.

La période de réalisation obligatoire d’autocontrôles avant mouvements d’animaux est ainsi prolongée du 1er février jusqu’au 15 mars 2018.
La première période de tests a permis d’attester d’une très faible prévalence (0,2 % de positivité en H5 faiblement pathogène sur près d’un millier d’analyses au niveau national).

Ces résultats très satisfaisants confirment l’assainissement des parcs d’animaux, après l’application du vide sanitaire imposé en 2017 pour lutter contre l’épizootie d’H5N8. Ils démontrent l’apport essentiel de l’engagement de la filière dans une démarche d’autocontrôle, comme outil à la fois de vigilance et d’objectivation de l’état sanitaire des cheptels.

Comme le rappelle le préfet des Landes, ils attestent de la nécessité d’une stricte observance des mesures de biosécurité à tous les stades de la chaîne de production, afin de consolider le haut niveau restauré après deux épizooties.