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Le préfet a réuni mardi 16 octobre 2018 le comité de suivi sur l’Influenza aviaire

 

Mardi 16 octobre 2018, le préfet a réuni le comité de suivi de l’Influenza aviaire pour faire le point sur les mesures d’indemnisation et sur les contrôles en matière de biosécurité.

Au total sur les deux crises, le montant des aides publiques de l’Etat pour l’épizootie H5N8 s’élèvera à plus de 84 M€ qui, ajoutés au 38 M€ de la crise aviaire précédente (H5N1), portent le montant des aides à un total de 122 M€. A ceci s’ajoute, les aides du conseil départemental à hauteur de plus de 2 M€.

A également été abordée la situation des exploitants soumis à des demandes de reversement soit 59 dossiers pour les palmipèdes et 39 pour les gallinacées. Le préfet a confirmé que les services de la DDTM suivaient individuellement chaque situation afin de les aider le cas échéant à représenter leur dossier dans le cadre du recours de droit commun.

S’agissant spécifiquement des éleveurs de gallinacées à cycle court (cailles, coquelets), l’instruction technique permettait de prendre en considération ce mode spécifique d’élevage dans le calcul de l’indemnité, possibilité non utilisée lors de l’instruction des dossiers. Le préfet s’est engagé à faire valoir cette situation, auprès du ministre et de FranceAgrimer, ayant généré une moindre indemnisation pour ce type de producteurs.

Les entreprises de la filière aval ont bénéficié à ce jour de 9,6 M€ pour les deux crises. Pour l’épizootie H5N8, 34 dossiers ont été déposés dont 17 dossiers ont fait l’objet d’un paiement. Les dossiers restants sont en cours d’instruction.

Par ailleurs, lors du comité de suivi, un point sur les contrôles de biosécurité a été effectué. En effet, le risque de résurgence de ce danger sanitaire demeure. Des cas ont été signalés dans l’Europe du Nord, en Italie, en Bulgarie et en Russie.

Les contrôles sanitaires en matière de biosécurité se poursuivent et l’objectif des 200 contrôles sera atteint d’ici la fin de cette année.

Ces contrôles sont réalisés à plus de 90 % sur des élevages ciblés après une analyse de risque, les autres relevant d’une sélection aléatoire. Ils s’adressent en majorité aux élevages de canards, mais l’ensemble de la filière avicole est concernée.

Ils ont mis en évidence des non-conformités nécessitant de nouveaux contrôles pour les lever définitivement. Ces situations sont principalement le fait d’une mauvaise compréhension par les éleveurs des précautions à respecter pour faire obstacle à l’introduction du virus dans leur élevage, quand bien même leurs installations sont correctement conçues.

Dans la grande majorité des cas, ces non-conformités se résolvent après un premier contrôle par les services de l’Etat, ce qui témoigne d’une évolution positive de la filière avicole dans le domaine de la biosécurité. Toutefois, il est impératif que l’ensemble des acteurs de la filière reste individuellement très vigilant face à la menace que constitue cette maladie contagieuse.