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Influenza Aviaire : un foyer a été identifié dans une exploitation agricole du Tarn.

 

Après la détection d’influenza aviaire hautement pathogène H5N8 sur des oiseaux de la faune sauvage et d’élevages dans plusieurs pays d’Europe du nord et centrale (au 28 novembre,127 foyers avaient été détectés dans la faune sauvage et 38 foyers l’étaient dans les élevages domestiques), un premier foyer de cette maladie a été identifié le 1er décembre 2016 dans une exploitation agricole du Tarn.

D’autres foyers et suspicions cliniques, tous en lien avec l’exploitation siège du premier foyer, sont en cours de détermination ou vérification dans le Tarn, le Gers, les Hautes-Pyrénées et le Lot-et-Garonne.

Aucun foyer ou même suspicion d’influenza aviaire n’a pour l’heure été détecté dans les Landes. Les zones de protection et de surveillance réglementairement mises en place autour de ces foyers n’affectent pas non plus le territoire landais.
La souche virale identifiée est extrêmement virulente tant par la mortalité très importante qu’elle cause, notamment dans les populations de canards, que par la rapidité de sa diffusion.
Ces nouveaux cas ne présentent aucun lien avec l’épisode d’influenza aviaire survenu en 2015 et 2016 dans le Sud-Ouest de la France. Ils ne reflètent pas non plus, à ce stade, une diffusion ancienne et généralisée de la souche en cause, et frappent à l’inverse des structures et territoires jusqu’ici indemnes.

Dans ce contexte, il convient de protéger la France de la propagation de l’influenza aviaire, et de préserver le département des Landes de toute apparition de ce virus.
Le préfet des Landes rappelle l’impérieuse nécessité de respecter très strictement les mesures réglementaires de protection sanitaire. Il appelle à une vigilance extrême toutes les personnes en lien avec des oiseaux captifs ou sauvages. Tous les éleveurs, chasseurs, particuliers et professionnels détenteurs de volailles ou d’autres oiseaux (basses-cours, élevages d’agrément, etc.), transporteurs, vétérinaires, responsables et personnels des collectivités doivent appliquer de manière la plus stricte toutes les mesures de biosécurité rendues obligatoires, dans chaque type de cas, par les arrêtés ministériels du 8 février 2016 et 16 mars 2016.

Le préfet des Landes rappelle que depuis le 16 novembre 2016, le niveau de risque épizootique a été ainsi qualifié dans le département :
« élevé » dans 125 communes situées dans les zones écologiques à risque particulier du point de vue de l’infection de l’avifaune par l’IAHP
« modéré » dans le reste du territoire.

L’ensemble de la population doit éviter de fréquenter les zones où stationnent ces animaux, y compris en leur absence, du fait de la possible présence de virus dans les fientes et les sols souillés. Tout contact avec les oiseaux sauvages, morts ou vivants, est à proscrire. En cas de contact, un nettoyage approfondi et une désinfection des zones ou effets concernés doivent être appliqués. Toute découverte d’un cadavre d’oiseau doit être signalée sans délai aux autorités (ONCFS, DDCSPP, Mairies, Gendarmerie) ou à un vétérinaire, qui seront seuls chargés du transport éventuel et de la destruction des cadavres.

Dans les 125 communes exposées à un risque élevé d’infection, tout propriétaire ou détenteur de volailles et d’autres oiseaux captifs doit :
- procéder à la claustration de ces animaux, ou, par des filets, à leur protection de tout contact avec des oiseaux sauvages,
- réduire les parcours en supprimant le contact et la proximité immédiate des points d’eau naturels,
- surveiller quotidiennement les oiseaux et, le cas échéant, signaler sans délai à un vétérinaire tout comportement anormal ou tout signe de maladie de ces derniers.

Dans ces 125 communes, sont interdits :
- les rassemblements d’oiseaux,
- le transport et le lâcher de gibiers à plumes,
- le transport des appelants pour le gibier d’eau.
Sans y être obligatoires, des mesures identiques sont fortement recommandées sur le reste du territoire landais.

Le préfet des Landes a immédiatement demandé aux services de l’État concernés de renforcer leur posture d’alerte, et de faire rigoureusement appliquer les dispositions pénales et administratives garantes du respect des mesures réglementaires de protection sanitaire.

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