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Influenza aviaire H5N8 : point de situation et rappel des mesures de protection sanitaire

 

Depuis le 2 décembre 2016, plusieurs cas d’influenza aviaire hautement pathogène H5N8 ont été détectés dans les élevages avicoles français.
Parmi ceux-ci, deux suspicions de foyer avaient notamment été identifiées dans le département du Gers le 11 décembre, dans deux exploitations distinctes, situées dans la commune de Ségos, limitrophe des Landes. Ce contexte préoccupant a conduit le préfet des Landes à immédiatement déterminer, par arrêté du même jour, une zone de contrôle temporaire dans les communes landaises limitrophes d’Aire-sur-l’Adour, Latrille, Mauriès, Miramont-Sensacq, Saint-Agnet, Sarron et Sorbets.

Dans cette zone, aucune volaille et aucun autre oiseau captif ne pouvait en particulier sortir ou entrer dans les exploitations commerciales ou non commerciales.

Ce jour, les premiers résultats des analyses réalisées sur les prélèvements dans l’un de ces deux élevages gersois et le constat d’une importante mortalité des canards sur place conduisent à renforcer la mesure sanitaire par la mise en place autour de cette exploitation :

  • d’une zone de protection d’un rayon minimal de 3 kilomètres, qui couvre pour les Landes les communes de Latrille, Saint-Agnet et Sarron.
  • d’une zone de protection d’un rayon d’au moins 10 kilomètres, comprenant 13 communes supplémentaires, autour de la première aire réglementée. La mise en place de ces aires réglementées affecte les départements du Gers, des Pyrénées-Atlantiques et des Landes.

Dans ces zones, qui comprennent 63 établissements avicoles landais, tout mouvement d’animaux (ex : mise en gavage, transport vers l’abattoir, etc.) est interdit. Le transport des œufs est prohibé dans les trois communes de la zone de protection ; il peut être autorisé sous dérogation expresse dans la zone de surveillance.

Les maires des trois communes constituant la zone de protection sont chargés de procéder au recensement des exploitations non commerciales situées dans leur territoire.

La souche virale identifiée dans les autres départements est extrêmement virulente, tant par la mortalité très importante qu’elle cause, notamment parmi les populations de canards, que par la rapidité de sa diffusion.

Il est rappelé que ces nouveaux cas ne présentent aucun lien avec l’épisode d’influenza aviaire survenu en 2015 et 2016 dans le Sud-Ouest de la France. Ils ne reflètent pas non plus, à ce stade, une diffusion ancienne et généralisée de la souche en cause et frappent à l’inverse des structures et territoires jusqu’ici indemnes.

Dans ce contexte, il convient de protéger la France de la propagation de l’influenza aviaire et de préserver le département des Landes de toute apparition de ce virus.

Le préfet des Landes rappelle l’impérieuse nécessité de respecter très strictement les mesures réglementaires de protection sanitaire applicable sur l’ensemble du territoire national et landais. Il appelle notamment à une vigilance de premier ordre toutes les personnes en lien avec des oiseaux captifs ou sauvages : éleveurs, chasseurs, particuliers et professionnels détenteurs de volailles ou d’autres oiseaux (basses-cours, élevages d’agrément, etc.), transporteurs, vétérinaires, responsables et personnel des collectivités doivent ainsi appliquer de façon extrêmement rigoureuse toutes les mesures de biosécurité rendues obligatoires, dans chaque type de cas, par les arrêtés ministériels du 8 février 2016 et 16 mars 2016.

L’ensemble de la population doit éviter de fréquenter les zones où stationnent ces animaux, y compris en leur absence, du fait de la possible présence de virus dans les fientes et les sols souillés. Tout contact avec les oiseaux sauvages, morts ou vivants, est à proscrire. En cas de contact, un nettoyage approfondi et une désinfection des zones ou effets concernés doivent être appliqués. Toute découverte d’un cadavre d’oiseau sauvage doit être signalée sans délai aux autorités (ONCFS, DDCSPP, Mairies, Gendarmerie) ou à un vétérinaire, qui seront seuls chargés du transport éventuel et de la destruction des cadavres.

S’agissant des volailles et oiseaux captifs, le préfet des Landes rappelle que leur propriétaire ou détenteurs doit :

  • procéder à la claustration de ces animaux ou, par des filets, à leur protection de tout contact avec des oiseaux sauvages ;
  • réduire les parcours en supprimant le contact et la proximité immédiate des points d’eau naturels ;
  • surveiller quotidiennement les oiseaux et, le cas échéant, signaler sans délai à un vétérinaire tout comportement anormal ou tout signe de maladie de ces derniers.

Demeurent interdits dans l’ensemble du département :

  • les rassemblements d’oiseaux,
  • le transport et le lâcher de gibier à plumes,
  • le transport des appelants pour le gibier d’eau.

Le préfet des Landes a placé les services de l’État concernés en situation d’alerte et leur a demandé de faire rigoureusement appliquer les dispositions administratives garantes du respect des mesures réglementaires de protection sanitaire.

Les services de l’État placés sous l’autorité des Parquets de Dax et Mont-de-Marsan relèveront également, le cas échéant, les manquements aux dispositions pénales applicables.